J’ai rencontré John et Betty pour la première fois au détour d’un chemin montant, sablonneux, malaisé de la créativité,… autant dire que j’étais sec ! Cela arrive parfois. Nombreux parmi nos admirateurs parleront de nos esprits flamboyants, de nos idées percutantes, de nos coups de crayons de génie, qu’ils en soient ici remerciés. Peu en revanche, vous diront les affres de la création, les nuits blanches, les atermoiements et les gribouillages. Tant mieux.
John et Betty sont donc de ces amis que l’on croise par hasard et que l’on ne quitte plus. A l’instar du gendarme qui change galamment votre roue de secours et que l’on bombarde parrain du petit, John et Betty font désormais partie de la famille. John est un homme charmant, lunaire, farfelu et parfois visionnaire. Betty est une femme délicieuse, posée et raisonnable. Ensemble ils forment un couple parfait, un genre de Ying et de Yang au flegme tout britannique et au nonsense absolu. Et notre histoire pourrait s’arrêter là...
En y regardant à deux fois, même à trois ou quatre à vrai dire, leur présence n’a rien de surnaturel… Ensemble ils incarnent l’idée que nous nous faisons de notre métier. Un peu de folie, un peu de tempérance. Un peu d’inconscience et beaucoup de rigueur. Un gramme d’humour et des tonnes de sérieux. Un costume strict et des robes légères.
Ne dites pas de sottises John !